Le standard d'une race comprend le descriptif parfaitement détaillé de la morphologie d'un chien ainsi que les caractéristiques souhaités sur le plan du caractère. Il ne laisse place qu'à peu de variations et possibilités d'interprétation.
En ce qui concerne le Berger Allemand, le premier standard fut établi le 20 septembre 1899, complété le 28 juillet 1901, puis le 17 septembre 1909, le 5 septembre 1930, le 25 mars 1961 et le 30 août 1976 pour devenir le 24 mars 1991 le seul texte officiel auquel il convient de se référer. Cette relative absence de modifications est à mettre au crédit de la clairvoyance des pères de la race : Von Stephanitz et Meyer, qui dès le départ avaient su imaginer le Berger Allemand idéal.
Une constante est présente dans le standard du berger allemand : c'est l'aptitude au travail. Chaque détail, chaque point va dans ce sens. Il serait faux de croire que l'aspect physique est le fruit d'une recherche esthétique, bien au contraire, l'aspect du berger allemand, sa conformation, ses angulations sont autant d'éléments qui doivent être au service de l'utilisation.
textes extrait du standard
officiel -
annotations de l'éleveur
Selon la classification établie par la Fédération Cynologique Internationale, le berger allemand appartient au groupe 1 : chiens de berger et de bouvier.
Le berger allemand est un
chien de format moyen. La hauteur se mesure au garrot. Elle est idéalement de
62,5 cm pour les mâles et 57,5 cm pour les femelles, +/- 2,5 cm.
Un
écart important constitue un véritable handicap pour le travail. Ainsi un
grand chien sera pénalisé par sa masse et verra son agilité réduite. A
l'inverse, un chien de petite taille ne présentera plus des membres de longueur
suffisante, il sera moins efficace en mouvement, donnant souvent l'impression de
piétiner. Il sera souvent d'ossature légère et manquera de substance.
Outre les différences de taille entre les deux sexes, on trouve chez le berger
allemand d'autres caractéristiques sexuées qui doivent mettre en évidence la
masculinité des mâles et la féminité des femelles.
On
doit absolument pouvoir déterminer du premier coup d'oeil le sexe du
chien : une femelle masculine ou un mâle efféminé ne s'intègrent pas dans la
hiérarchie qui régit le comportement social et sexuel. Qui plus est le manque
de masculinité pour un mâle, notamment au niveau de la tête, dénote un
manque de puissance dans les mâchoires, ce qui est préjudiciable au travail.
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Malgré l'évidente puissance de ce mâle, il mesure 63 cm au garrot, ce qui constitue une taille idéale. |
Le berger allemand est
légèrement plus long que haut, son tronc (de la pointe de l'épaule à
l'extrémité de la croupe)mesurant 110 à 117 % de sa hauteur au garrot. Il est
vigoureux et bien musclé avec une ossature sèche et une structure solide. Le
rapport hauteur/longueur, l'emplacement et la disposition des membres
contribuent à assurer un trot endurant couvrant beaucoup de terrain.
De
bonnes proportions donnent un chien compact dont le corps s'inscrit dans un rectangle
presque carré. Un format trop allongé, souvent
lié à un rein trop long, laisse présager un dos manquant de solidité qui ne
pourra plus jouer son rôle de transmission de la dynamique de l'arrière vers
l'avant. A l'inverse, un format trop court réduit sérieusement l'amplitude
du mouvement et oblige le chien à un effort supérieur pour parcourir la même
distance.
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Pour une hauteur de 63 cm, ce mâle mesure 72,5 cm de longueur, soit 115 % de sa hauteur au garrot. Il est d'un format légèrement allongé mais parfaitement dans les proportions. |
Le berger allemand donne une
image de force, d'intelligence et de souplesse. Il réunit les conditions
physiques et mentales qui en font un chien toujours prêt à l'action et de
grande endurance. Dans l'ensemble il dégage une noblesse naturelle et une
confiance en soi qui impose le respect.
L'expression
qui émane du chien dans son regard et sa prestance doit laisser deviner son
tempérament, sa détermination et son dévouement. Elle reflète le psychisme
qui doit être celui d'un animal épanoui et en pleine santé.
Le berger allemand est un
trotteur, ses membres se déplacent en diagonale. C'est pour cette raison que
les membres doivent avoir les proportions et les angles convenables. Ainsi, sans
oscillation notable de la ligne de dos, les postérieurs peuvent avancer
jusqu'à mi longueur du corps et les antérieurs sur une distance égale. Le bon
rapport entre la taille et la longueur du corps, et avec une longueur de membres
appropriée, on a une allure allongée, rasante, sans efforts apparents. Au trot
calme et régulier, la tête tendue vers l'avant et la queue légèrement
relevée donnent, de la pointe des oreilles à la pointe de la queue, en passant
par la nuque et le dos, une ligne de dessus droite et souple.
Le mouvement ample et productif constitue une des grandes particularités du
berger allemand qui comme son aspect général est unique. La parfaite
adéquation entre taille, proportions et angulations permet d'obtenir une
poussée arrière particulièrement puissante et une prise de terrain avant
très dégagée.
Nerfs solides, attention,
franchise, obéissance, vigilance, fidélité incorruptible, courage,
combativité, caractère bien trempé, sont les attributs dominants d'un berger
allemand de pure race. Ils en font au plus haut point un chien de travail au
sens général du terme et particulièrement un chien de berger, de garde, de
défense, de protection. La finesse de son odorat, associé à la structure de
trotteur, qui lui permet de pister le nez bas sans fatigue, en fait un chien
apte à toutes les variétés de travail de pistage et de recherche.
Sans
commentaire !
Elle est proportionnée aux
dimensions du corps (longueur égale à 40 % de la hauteur au garrot), sans
être grossière, ni trop légère, ni trop allongée, de largeur modérée
entre les oreilles, bien nette dans son ensemble. Le front, de face comme de
profil, n'est que légèrement bombé, sans sillon médian. Le crâne mesure à
peu près la moitié de la longueur de la tête, il va des oreilles vers la
truffe en diminuant progressivement de largeur ; avec un stop peu prononcé,
oblique, il se raccorde à un museau, qui vu du haut, se présente en forme de
coin allongé. Les mâchoires supérieures et inférieures doivent être bien
développées. La largueur du crâne doit être à peu près égale à sa
longueur ; elle sera proportionnellement plus grande chez les mâles et
légèrement plus petite chez les femelles. Le museau est robuste, les lèvres
bien tendues, sèches et bien fermées. Le chanfrein rectiligne est pratiquement
dans le prolongement vers l'avant de la ligne du front.
La
tête du berger allemand doit être "bergère". Un crâne trop large,
un stop prononcé, un museau trop court, trop large, voire ramassé, des lèvres pendantes
donnent une expression mollossoïde atypique qui mettrait l'accent sur la dureté
exclusivement. A l'inverse, un manque de largueur de crâne, un stop
insuffisamment marqué, un museau trop pointu confère au chien un air de colley
qui ne convient pas au tempérament du berger allemand. Une tête est belle
quand elle est en harmonie avec le reste du corps, quand elle exprime
parfaitement l'ensemble des qualités de caractère de la race, autant la force
que la douceur, en respectant l'équilibre recherché à tous les niveaux.
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Pour une taille de 63 cm au garrot, la longueur de la tête est de 26 cm, soit 41 % de la hauteur. Le museau représente la moitié de la longueur, le crâne, l'autre moitié. Le crâne est aussi large que long, les lignes du front et du chanfrein sont pratiquement dans le prolongement. La tête est parfaitement proportionnée, très expressive, sans lourdeur tout en étant puissante. |
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Elle doit être saine,
robuste et complète : 42 dents, 20 à la mâchoire supérieure, 22 à la
mâchoire inférieure. Les mâchoires en ciseaux doivent être bien
développées pour que les dents soient profondément enracinées dans les
gencives. L'articulation en tenaille, le prognathisme inférieur ou supérieur,
l'articulé dentaire rectiligne constituent des défauts.
La
denture du berger allemand doit, à l'image de son tempérament, imposer le
respect. Elle doit être impressionnante par
sa robustesse et refléter la bonne santé générale du chien. Elle constitue
l'outil de travail du berger allemand dans son rôle de chien de défense ou de
protection et de ce fait doit être fiable et efficace.
De grandeur moyenne, à large
base, attachées haut, dressées symétriquement sans se rapprocher, se
terminant en pointe, avec le pavillon tourné vers l'avant.
Les
oreilles terminent la tête et donnent la fierté au berger allemand. Elles
constituent également un moyen d'expression et
indiquent souvent l'état d'esprit dans lequel le chien se trouve : soumis,
attentif, ... Comme chaque partie du berger allemand, elles doivent être
proportionnées au reste du corps, ni trop grandes au risque de manquer de
fermeté et de nuire à l'harmonie d'ensemble, ni trop petites ce qui donnerait
l'impression d'une tête massive. La base doit être de largeur inférieure
à la longueur de l'oreille.
De grandeur moyenne, en
amande, quelque peu oblique et non saillant ; de couleur assortie à la robe et
aussi foncés que possible. Expression intelligente, pleine de vie et
d'assurance.
Les yeux et le regard sont le miroir de
l'âme. Cette expression vaut pour le berger allemand qui sait parler sans un
mot. la couleur des yeux contribue fortement à l'intensité du regard. Plus
elle sera foncée, plus le regard sera profond et expressif. Une couleur claire
rappelle celle du loup, un animal particulièrement méfiant et imprévisible,
ce qui est à l'opposé du comportement normal d'un berger allemand. Il est à
noter aussi que fréquemment les chiens aux yeux clairs présentent des
faiblesses de caractère ! La position des yeux ne doit pas être trop oblique,
privant le berger allemand du regard franc et loyal qui le caractérise, ni trop
saillant ce qui lui donnerait un air obtu.
Robuste, bien musclée, sans
laxité de la peau au cou (fanon). Elle fait avec l'horizontale un angle de 45
°, se redresse quand le chien est excité et s'abaisse au trot.
L'encolure
est une partie importante du corps qui joue un rôle primordial dans le
mouvement du berger allemand. Elle a pour base osseuse les 7 vertèbres
cervicales. Nombre de muscles y prennent naissance et notamment ceux contribuant
à la bonne solidité du dos. C'est pourquoi elle doit être robuste. Une
longueur d'environ 35 % de la hauteur au
garrot est idéale . Son positionnement
reflète la configuration de toute l'avant main, le cou faisant un angle droit
avec l'épaule. Un omoplate peu incliné donnera un port plus horizontal de
l'encolure, tandis qu'un omoplate court et incliné donnera un port plus
vertical.
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Le cou est positionné à 90 ° par rapport à l'omoplate, soit à 45 ° par rapport à l'horizontale. Il mesure, entre le garrot et l'arrière des oreilles, une vingtaine de centimètres, soit 33 % de la hauteur au garrot. |
La poitrine est profonde
(environ 45 à 48% de la hauteur au garrot) mais pas trop large ; sa partie
inférieure est aussi longue et nettement dessinée que possible. Les côtes,
bien conformées, longues, ni en tonneau, ni trop plates, se raccordent à un
sternum situé au niveau des coudes. Quand le chien trotte un thorax bien
conformé laisse toute liberté de mouvement aux coudes. Un thorax trop rond est
cause de gène et fait tourner les coudes en dehors, un thorax trop plat fait
tourner les coudes en dedans. Le thorax s'étendant assez loin vers l'arrière
fait que le rein est proportionnellement court. Le ventre est modérément
relevé.
La profondeur de poitrine se mesure du garrot
au sternum et doit correspondre à 45 à 48 % de la hauteur au garrot. Une
poitrine plus profonde donne une impression de lourdeur et de surcharge sur
l'avant tandis qu'une poitrine moins profonde donne l'impression d'un chien
manquant de coffre. La sous-poitrine doit être très longue. Elle constitue la
ligne du dessous qui doit être parallèle au sol et remontée que légèrement
au niveau du rein. Une sous-poitrine courte et relevée donne un chien
levretté. A l'inverse une sous-poitrine descendant largement sous le coude
donne - comme la poitrine trop profonde - une impression de lourdeur et de
surcharge. Les côtes constituent la cage thoracique : elle abrite le système
cardio-respiratoire et doit offrir l'espace nécessaire à un développement
suffisant sans gêner la mobilité de l'épaule.
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La
poitrine, entre le garrot et la pointe du sternum mesure 33 cm, soit 52
% de la hauteur au garrot. Ce chien présente une poitrine un peu
profonde.
La ligne de dessous est parallèle au sol, que très légèrement relevée. |
Le dos est droit et
fortement développé. La distance qui sépare le garrot de la croupe n'est pas
trop longue. Le garrot doit être long et assez haut, nettement plus haut que le
dos auquel il se raccorde en une ligne légèrement descendante vers l'arrière.
La partie dorsale a pour charpente les 13 vertèbres
dorsales qui se raccordent aux cervicales au niveau du garrot, suivies des 7
vertèbres lombaires. Le garrot est constitué des 5 premières vertèbres
dorsales, il est donc très long. Une cassure ou un plat à ce niveau montrerait
une mauvaise charnière entre les deux différents types de vertèbres,
cervicales et dorsales. Le dos, constitué des 8 vertèbres dorsales suivantes
descend légèrement sans être incurvé vers le haut (cyphose) ou vers le bas
(lordose). Il doit être ferme et bien musclé. Le rein est
large et bien musclé.
La région lombaire doit être
courte car les 7 vertèbres qui la composent servent de trait d'union entre la
croupe et la région dorsale. Elle doit par contre être large ce qui indique
une masse musculaire bien développée. La croupe est
longue et légèrement tombante (environ 27 °). Ailes iliaques et sacrum
constituent sa base osseuse. Une croupe trop oblique ou trop droite est
indésirable.
La longueur de la croupe doit être au
moins égale à celle du rein et même 1,5 fois supérieur. Son inclinaison de
27 ° permet une bonne transmission de la poussée vers l'avant mais aussi
l'oscillation correcte du tibia. Une croupe trop droite limite la prise de
terrain arrière, une croupe trop inclinée réduit les possibilités d'un appui
long, une croupe trop courte nuit à l'amplitude du mouvement des postérieurs
restreignant à la fois la prise de terrain arrière et la poussée en fin
d'appui. La croupe est le siège de la musculature de l'arrière main qui doit
être puissamment développée pour assurer une poussée efficace. Une bonne
longueur donne une cuisse large et ronde.
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Le garrot est long. Le dos est droit. Le rein est proportionnellement court. La croupe est longue et fait avec l'horizontale un angle de 28 °. Elle est 1,4 fois plus longue que le rein. Ce chien présente une très belle ligne de dessus, sans cassure, légèrement descendante qui transmettra, en mouvement, toute la puissance de l'arrière main vers l'avant. |
Avec un poil touffu, elle
descend au moins jusqu'à l'articulation du jarret et ne peut dépasser le
milieu du métatarse. Quand le chien est calme, elle pend en décrivant une
légère courbe ; s'il est excité ou en mouvement, elle se recourbe davantage
mais sans aller au delà de l'horizontale. Elle ne peut donc se dresser ou
s'enrouler au-dessus du dos. Un crochet latéral est indésirable.
La queue est loin de n'être qu'un accessoire.
Elle représente selon le
cynophile Solaro un élément typique de la race aussi important que la tête.
De plus, elle constitue - comme les oreilles - un moyen d'expression et indique
dans quel état d'esprit se trouve le chien. Rentrée sous le ventre, elle
montre un tempérament craintif et manquant d'assurance. Portée fièrement,
elle indique le niveau de confiance en soi que possède le berger allemand.
L'Omoplate : longue,
oblique, à environ 45°, bien appliquée contre le thorax.
L'épaule
est constitué de l'os scapulaire. De nombreux muscles s'insèrent au dessus de
cet os dont l'action donne au membre antérieur son mouvement. Il doit être
long et correctement incliné
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L'omoplate
fait avec l'horizontale un angle d'environ 48 ° (45 ° étant
l'idéal). Il est long et puissamment musclé.
En "dépliant" l'ensemble épaule/bras/avant-bras, on imagine sans peine l'amplitude de la prise de terrain avant |
Le bras, robuste et
bien musclé, comme l'épaule, fait avec l'omoplate un angle pratiquement droit.
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Le bras est constitué de l'humérus, sa longueur et
son inclinaison à angle pratiquement droit avec l'épaule conditionne la prise
de terrain avant. L'articulation scapulo-humérale doit être mobile
pour permettre l'amplitude entre la flexion et l'extension de l'avant main. Elle
ne le peut que si le garrot reste solide et haut.
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Le
bras fait, avec l'omoplate, un angle pratiquement droit. Il est long et
puissamment musclé également, d'une longueur avoisinant celle de
l'omoplate.
Lorsque le chien est au trot, ses avant-bras et jambes opposés se croisent alternativement sous le ventre. |
L'avant-bras : droit
de face comme de profil, les os du bras et de l'avant-bras sont de section
plutôt ovale que ronde.
La longueur de l'avant bras,
constitué du radius et du cubitus doit être égale à environ 37 % de la
hauteur au garrot. Sa longueur en soi est insuffisante pour permettre à elle
seule la qualité du mouvement de l'avant-main. C'est sa solidité + la longueur
de l'humérus et de l'omoplate (souvent négligée du fait de son manque de
visibilité) + l'angulation correcte entre ces 3 parties qui permettra une prise
de terrain dégagée. L'absence de mobilité au niveau de l'épaule donnera une
démarche de cheval, certes spectaculaire mais peu efficace. Chez le berger
allemand, on recherche une allure rasante et ample. Au trot, le bras doit
dépasser la verticale pour que l'avant-bras et le pied puissent reprendre
contact avec le sol nettement en avant du chien. La longueur de l'humérus et du
radius/cubitus détermine l'amplitude de la prise de terrain avant
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L'avant-bras
est droit. Il mesure 22 cm, soit 35 % de la hauteur au garrot. Il forme,
avec le bras, un angle d'environ 120 °.
Le métacarpe fait avec la verticale un angle de 20 °. Il fait environ 1/3 de la hauteur de la patte. La ligne d'aplomb passant par la pointe de l'épaule tombe juste en avant du pied. |
Le métacarpe : ferme
mais pas trop raide, ni non plus trop oblique (environ 20%). Les coudes,
ni décollées, ni serrés. La longueur de la patte doit dépasser la profondeur
du thorax (environ 55%).
Coudes et métacarpe doivent
être fermes pour assurer la solidité de l'ensemble et permettre à l'animal de
supporter l'impact du membre sur le terrain. Un métacarpe trop souple nuira à
la tonicité tandis qu'un métacarpe trop raide nuira à la souplesse du
mouvement.
Les membres postérieurs
La cuisse : large avec
des muscles puissants. De profil, oblique, faisant avec la jambe qui n'est qu'un
peu plus longue, un angle d'environ 120°, angulation correspondant à peu prés
à celle du membre antérieur. Il ne doit pas y avoir de sur-angulation. Le
jarret est ferme et robuste. Le métatarse, robuste, fait avec la
jambe un angle nettement marqué. Le membre postérieur dans son ensemble doit
être puissant et bien musclé de façon à pouvoir assurer une propulsion
aisée.
La jambe, constituée du tibia-péroné forme
avec le fémur, os de la cuisse, un angle d'environ 120° qui associés à la
bonne disposition de la croupe et la puissante musculature de l'arrière main composent
les rouages du mécanisme de propulsion si propre au berger allemand. La
silhouette descendante est également accentuée par la disposition des membres
postérieurs. Pour autant l'excès, notamment aux niveau de l'angulation
jambe/métatarse, est totalement indésirable car il entrave la poussée et limite
l'amplitude. Un chien sur-angulé se marchera en dessous et manquera de fermeté
dans les aplombs. De même, un manque d'angulation, souvent doublée d'une
cuisse peu musclée, ne permettra pas une poussée appuyée et puissante, ce qui
se ressentira également dans la prise de terrain avant, donnant un trot
sautillant sans ampleur et peu efficace. Le mouvement du berger allemand se
caractérise par un contact très long de l'arrière-main avec le sol, les
postérieurs servant d'appui à tour de rôle et donnant un élan prolongé au
chien. La musculature de la cuisse est très fortement développée pour
permettre tant l'extension que la flexion. La longueur du fémur et du
tibia/péroné détermine l'amplitude entre
la prise de terrain arrière et la fin d'appui.
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Le fémur et le tibia/péroné forment un angle d'environ 120 ° (comme celui de l'humérus et du radius/cubitus). Le fémur est long, la cuisse est large et puissamment musclée. La jambe et le métatarse forment un angle également prononcé. La ligne d'aplomb qui passe par la pointe de la fesse tombe devant le pied à une distance égale à la longueur du métatarse. |
Ronds et courts, aux doigts
bien serrés et arqués. Les soles très fermes mais non crevassées, les ongles
courts, robustes, foncés. Les éventuels ergots aux postérieurs doivent être
enlevés dans les premiers jours qui suivent la naissance.
Les
phalanges doivent être correctement écartées, ni trop rapprochées (pieds de
chat), ni trop ouvertes (pieds de lièvre) pour assurer un impact confortable
avec le sol.
Noir avec les marques
régulières feu intenses, jaune à gris clair, noir limité à une selle, gris
ou fauve clair charbonné (ombré) avec les marques (feu) plus claires
correspondantes, unicolore noir, unicolore gris ou gris avec ou sans les marques
feu ou fauve plus ou moins intense. Les petites tâches banches sur le poitrail
ou la couleur très claire de la face interne des pattes ne sont que tolérées.
Quelque soit la couleur, la truffe doit toujours être noire. On considère
comme étant de pigmentation faible les chiens sans masque ou à masque réduit,
ceux qui ont les yeux jaunes ou les yeux clairs perçants, qui ont des marques
claires sur la poitrine ou la face interne des pattes, des ongles blanchâtres,
le bout de la queue rouge, des couleurs atténuées, délavées. A l'exception
des noirs, le sous poil est toujours d'un léger gris. La couleur définitive ne
peut se déterminer qu'après la première mue.
A
l'exception du blanc, toutes les nuances de teintes sont autorisées chez le
berger allemand. La tendance, toutefois, va vers un noir et feu intense. Le
museau doit toujours être masqué et le manteau doit couvrir le dos. Un manteau
descendant jusqu'à la ligne du dessous est apprécié. La face interne des
pattes doit être de la même couleur que la face externe même si elle un ton
plus clair. La tête doit porter présenter une zone plus noire sur le front
même chez les chiens faiblement masqués. C'est seulement après 1 an que la
couleur définitive peut être déterminer, les chiots étant très noirs ; les
"gris-loup" charbonnent en vieillissant tandis, qu'à l'inverse,
l'étendue de noir des "noir et feu" diminue avec l'âge.
Le poil de recouvrement est
aussi épais et serré que possible, composé de poils droits, raides,
étroitement couchés sur le corps. le poil est court sur la tête, y compris la
face interne des pavillons des oreilles, sur la face antérieure des pattes, sur
les pieds et les doigts ; il est plus long et rude sur le cou. Il s'allonge à
la face postérieure des pattes, antérieures et postérieures, jusqu'au niveau
du poignet ou du jarret (formant ainsi des culottes d'ampleur modérée). La
longueur du poil est variable d'un sujet à l'autre et l'on peut observer des
aspects intermédiaires. Le poil trop court, comme le poil de taupe, est un
défaut.
Le poil d'un berger allemand est
particulièrement dense ; même en le rebroussant, il sera difficile
d'apercevoir la peau du fait de la présence d'un épais sous-poil. Cette
fourrure le protège particulièrement bien des intempéries. Chez
les poils-longs, le sous-poil est absent ; c'est pourquoi il est indésirable.
On recherche un poil fourni, bien plaqué sur le corps, un peu plus long à
l'encolure et derrière les cuisses mais ne dissimulant pas les formes du chien.
Le berger allemand constitue un modèle d'équilibre entre souplesse et tonicité, entre puissance et dynamisme, un chien construit pour se déplacer avec aisance et endurance, un véritable athlète aussi agile que fort. Tout en lui est à l'image de son caractère, ni trop dur, ni trop tendre, à la fois solide et sûr, pondéré et réfléchi, une force parfaitement maîtrisée qui inspire le respect sans susciter l'inquiétude.